Synthèse
Le 13 décembre, un groupe de cybercriminels se présentant sous le pseudonyme « Indra » a revendiqué sur BreachForums une cyberattaque majeure contre le ministère de l'Intérieur français, affirmant avoir exfiltré plus de 16 millions de données sensibles du système CHEOPS et de boîtes mail d'enquêteurs. Les attaquants ont fixé un ultimatum de 48 heures à l'État pour les contacter, menaçant de revendre ou rendre publiques les données en cas de non-réponse. Cependant, l'absence de preuves concrètes ou d'échantillons de données rendus publics suscite le doute du ministère sur l'authenticité de l'attaque, bien que celle-ci soit prise au sérieux par les autorités.
C’est le samedi 13 décembre à 18 h, qu’un message signé « Indra » a surgi sur BreachForums, un forum clandestin de cybercriminalité consacré au piratage et à la revente de données volées. Dans ce message de revendication, les cybercriminels promettent « l'’impact le plus important jamais vu en France » et parlent d’une « fuite publique complète ». Ils disent avoir mené une infiltration pendant plusieurs semaines, dans un service interne du ministère, le CHEOPS (Circulation Hiérarchisée des Enregistrements Opérationnels de la Police Sécurisés) et dans des boîtes mail professionnelles d’enquêteurs. Ils laissent entendre qu'ils auraient réussi à extraire plus de 16 millions de données, notamment des informations sensibles normalement réservées au ministère. Parmi leur butin, les TAJ (antécédents judiciaires), FPR (personnes recherchées), ainsi que des données d’identification et financières.
Comme souvent dans les cyberattaques, ils ont fixé des conditions. Les attaquants exigent d’être contactés par l’État, avec un ultimatum d’une semaine réduit lundi à 48 heures, sous menace de revendre les données à d’autres groupes ou États, ou de les rendre publiques. À ce jour, aucune preuve concrète n’a été rendue publique, aucun échantillon de données n’a été diffusé, ce qui fait douter le ministère de l’Intérieur de l’authenticité avérée de cette cyberattaque, qui reste toutefois prise très au sérieux par les autorités.