Synthèse
Le modèle utilisé est présenté comme statistique (arbre de décision), il ne s’agit donc pas d’IA générative (LLM). Parmi les 26 critères, on trouve l’historique des cessations, le délai d’inscription, le nombre d’entretiens, le niveau de formation, le métier recherché, l’indicateur de tension sur ce métier, les heures travaillées, la présence et l’ancienneté d’une ORE (Offre Raisonnable d’Emploi), le nombre de refus d’offres, la présence et l’ancienneté d’un CV visible, ou encore le nombre d’abs
Le modèle utilisé est présenté comme statistique (arbre de décision), il ne s’agit donc pas d’IA générative (LLM). Parmi les 26 critères, on trouve l’historique des cessations, le délai d’inscription, le nombre d’entretiens, le niveau de formation, le métier recherché, l’indicateur de tension sur ce métier, les heures travaillées, la présence et l’ancienneté d’une ORE (Offre Raisonnable d’Emploi), le nombre de refus d’offres, la présence et l’ancienneté d’un CV visible, ou encore le nombre d’absences aux prestations et les synthèses des derniers entretiens. Attention cependant, le poids des variables n’est pas connu, on ne sait donc pas de quelle manière elles sont pondérées dans la formule de France Travail. Dans le document, il est dit que le modèle est entraîné sur les données historiques du CRE, pour lui apprendre les relations entre les caractéristiques (les variables et leurs données) et les résultats des services CRE. Ainsi, le modèle apprend en faisant des prédictions basées sur le parcours, les compare à la réalité, puis corrige ses erreurs pour s’améliorer.
Une approche classique. Sur un échantillon de 60 000 anciens dossiers, 79 % des dossiers ciblés par le modèle ont donné lieu à un examen complémentaire contre 53 % pour les dossiers issus de la requête aléatoire, et 64 % des dossiers ciblés ont conduit à une redynamisation ou une sanction. L’étape suivante ? Appliquer le modèle sur la population actuelle inscrite à France Travail. Il a retourné une liste d’individus « qu’il considère comme les plus susceptibles de nécessiter un CRE ».
Point intéressant, le document relève qu’une recherche active de biais de sélection a été menée. France Travail dit avoir « identifié que le modèle pouvait favoriser le contrôle des demandeurs d’emploi ayant les plus faibles revenus », ce qui avait conduit à retirer la variable « Salaire Journalier de Référence » (SJR).