Synthèse
Qu’est-ce qui terrifie tant les autorités de contrôle ? Un rapport du Comité européen du risque systémique (CERS) publié le 7 juillet lève le voile sur l’ampleur du péril. L’institution a officiellement rehaussé son évaluation du risque cyber-systémique, le qualifiant désormais de « sévère », contre « élevé » auparavant. Le CERS évoque un véritable « changement de paradigme pour la cybersécurité ». Grâce à cette nouvelle génération d’IA, des pirates informatiques isolés ou des États hostiles peu
Qu’est-ce qui terrifie tant les autorités de contrôle ? Un rapport du Comité européen du risque systémique (CERS) publié le 7 juillet lève le voile sur l’ampleur du péril. L’institution a officiellement rehaussé son évaluation du risque cyber-systémique, le qualifiant désormais de « sévère », contre « élevé » auparavant. Le CERS évoque un véritable « changement de paradigme pour la cybersécurité ». Grâce à cette nouvelle génération d’IA, des pirates informatiques isolés ou des États hostiles peuvent désormais automatiser à un coût dérisoire des attaques d’une complexité absolue.
Là où des ingénieurs devaient passer des semaines à chercher une faille de sécurité, les modèles d’IA « frontières » sont capables d’identifier et d’exploiter les vulnérabilités informatiques « à une vitesse, une échelle et un niveau de précision » sans précédent. Des faiblesses structurelles peuvent ainsi être militarisées et exploitées en « quelques minutes ou quelques heures ».
Source originale
esrb.europa.eu