Synthèse
D’un côté, il y a donc ce que le chercheur Olivier Ertzscheid décrit comme un pacte faustien imposé par Google : « laissez-moi indexer et réutiliser vos contenus et en échange vous serez visibles, ou empêchez-moi de le faire et l’audience de vos sites sera quasi nulle ». Ceux qui en acceptent les termes travaillent d’ailleurs à l’adaptation de leurs contenus à l’avènement des moteurs génératifs : c’est le fameux Generative Engine Optimization (GEO), qui regroupe l’ensemble des techniques grâce a
D’un côté, il y a donc ce que le chercheur Olivier Ertzscheid décrit comme un pacte faustien imposé par Google : « laissez-moi indexer et réutiliser vos contenus et en échange vous serez visibles, ou empêchez-moi de le faire et l’audience de vos sites sera quasi nulle ». Ceux qui en acceptent les termes travaillent d’ailleurs à l’adaptation de leurs contenus à l’avènement des moteurs génératifs : c’est le fameux Generative Engine Optimization (GEO), qui regroupe l’ensemble des techniques grâce auxquelles les éditeurs ou les marques essaient de doper leur visibilité dans les réponses fournies par les grands modèles de langage. De l’autre, il y a la tentation de fermer au maximum les vannes, pour éviter qu’un tiers ne s’accapare la valeur associée au contenu informationnel. Dans les deux cas, il y a une remise en cause du principe dit de Web ouvert (open web), qui désigne la façon dont une pluralité de sites coexistent de façon interdépendante et s’oppose à la logique de jardin fermé (walled garden) dans laquelle une plateforme contrôle à la fois la diffusion des informations, la collecte des données et la monétisation associée. Google, qui a construit sa fortune sur le web ouvert, se défend bien sûr de toute menace.
« De notre point de vue, le Web est en plein essor », affirmait Nick Fox, l’un de ses vice-présidents, en juin dernier. « Il n’y a probablement pas d’entreprise qui se soucie plus de la santé et de l’avenir du Web que Google ». Évoquant un « web ouvert en déclin rapide », Google s’emmêle les pinceaux Reste que si Google concentre la valeur sur ses propres pages, l’entreprise (re)crée un jardin fermé, qui n’est pas à l’abri des risques de paupérisation. Après tout, que resterait-il à Google pour alimenter ses réponses générées par IA si tous les éditeurs qui investissent dans la production de contenus de qualité décidaient de fermer leurs portes à ses robots d’indexation ?
Source originale
affordance.framasoft.org