Synthèse
À la place, il intègre un bloc Aperçu IA qui synthétise les informations issues des pages Web considérées comme pertinentes. Ce bloc mentionne bien les sites dont les contenus ont alimenté la génération automatique, mais il en extrait une partie de la valeur pour la fournir directement à l’internaute, qui peut donc très bien se contenter de ce résumé, alors qu’il lui aurait fallu précédemment se rendre sur l’un ou l’autre des sites source. L’Aperçu IA mentionne des sources, mais il renvoie très
À la place, il intègre un bloc Aperçu IA qui synthétise les informations issues des pages Web considérées comme pertinentes. Ce bloc mentionne bien les sites dont les contenus ont alimenté la génération automatique, mais il en extrait une partie de la valeur pour la fournir directement à l’internaute, qui peut donc très bien se contenter de ce résumé, alors qu’il lui aurait fallu précédemment se rendre sur l’un ou l’autre des sites source. L’Aperçu IA mentionne des sources, mais il renvoie très bas dans la page les premiers résultats naturels du référencement – capture d’écran Ce faisant, Google provoque un manque à gagner pour l’éditeur du site qui apparait dans les résultats de recherche, puisque ce dernier compte sur le référencement de son contenu pour générer une audience qu’il monétisera ensuite soit via de la publicité, soit via la vente d’abonnements ou de services. « Le déploiement d’AI Overviews et d’AI Mode marque un basculement profond : la recherche glisse vers un modèle « zéro clic », où la réponse reste dans l’interface Google plutôt que de renvoyer vers les sites éditeurs », dénoncent dans un communiqué commun daté du 22 juillet le Syndicat des acteurs du marketing en ligne (CPA), le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) et le Groupement des éditeurs en ligne (Geste). Les trois structures reprochent ouvertement à Google d’avoir lancé cette fonctionnalité sans concertation préalable avec le secteur, sans fournir d’outils permettant de mesurer l’impact réel sur l’audience renvoyée vers les éditeurs et sans avoir prévu de mécaniques de compensation, à l’image de ce qui a été fait autour des droits voisins sous l’impulsion de l’Autorité de la concurrence.
« Pour les médias français et les acteurs du web, il ne s’agit plus d’une inquiétude théorique mais d’un risque existentiel », ajoutent les signataires, soulevant l’hypothèse de voies de recours en cas de dialogue infructueux avec le leader mondial de la recherche en ligne.
Source originale
geste.fr