Synthèse
Le RN et Elon Musk risquent toutefois de se trouver des positions communes dans un autre débat français connexe : celui qui entoure le récent rapport sénatorial sur les zones grises de l’information, présenté le 9 juillet dernier. Dédié aux possibles évolutions de la régulation de l’information dans l’espace numérique, ce document de 155 pages dans sa version provisoire (PDF) formule 56 propositions. La première suggère la création d’un observatoire indépendant de la désinformation, chargé notam
Le RN et Elon Musk risquent toutefois de se trouver des positions communes dans un autre débat français connexe : celui qui entoure le récent rapport sénatorial sur les zones grises de l’information, présenté le 9 juillet dernier. Dédié aux possibles évolutions de la régulation de l’information dans l’espace numérique, ce document de 155 pages dans sa version provisoire (PDF) formule 56 propositions. La première suggère la création d’un observatoire indépendant de la désinformation, chargé notamment « d’inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser un utilisateur fautif en cas de menace grave pour la qualité de l’information à l’approche des élections ». Ce dispositif est présenté comme le pendant de Viginum (dédié à la lutte contre les menaces venues de l’étranger) pour « les manipulations de l’information d’origine interne » au pays. « Plutôt qu’une agence d’État, il s’agirait d’un organisme ancré dans la société civile, par exemple un consortium de chercheurs indépendants, issus des sciences de l’information, de la science politique et de l’informatique, financé par des fonds publics attribués selon des critères transparents (via l’Agence nationale de la recherche (ANR) ou un mécanisme similaire), à l’abri de toute orientation donnée par le Gouvernement », décrivent les trois sénateurs (LR-PS-UC) en charge du rapport.
Ces précautions n’ont pas suffi à tarir un flot de critiques, incarné très directement par un communiqué de Marine Le Pen, lui aussi daté du 15 juillet. La présidente du RN y dénonce une « dérive sans précédent », qui conduirait selon elle à inventer un « délit d’opinion à la française » pour lutter contre une hypothétique « ingérence intérieure ».
Source originale
senat.fr