Synthèse
Une interdiction pure et simple d’utilisation des modèles open-weight ne résoudrait rien, estime Dario Amodei. Cela protégerait effectivement des entreprises comme Anthropic, admet-il. « Mais cela n’a jamais été mon objectif »… Pour lui, la principale solution consisterait à ne pas vendre à la Chine des « puces puissantes », ni des équipements pour fabriquer ces puces. Tout en agissant en parallèle contre le contournement des restrictions à l’export. Le patron d’Anthropic tient depuis longtemps
Une interdiction pure et simple d’utilisation des modèles open-weight ne résoudrait rien, estime Dario Amodei. Cela protégerait effectivement des entreprises comme Anthropic, admet-il. « Mais cela n’a jamais été mon objectif »… Pour lui, la principale solution consisterait à ne pas vendre à la Chine des « puces puissantes », ni des équipements pour fabriquer ces puces. Tout en agissant en parallèle contre le contournement des restrictions à l’export. Le patron d’Anthropic tient depuis longtemps ce discours.
La Chine a une capacité de production limitée, veut-il croire : les lois d’échelle font que sans puces américaines, elle ne pourra pas développer de modèles plus puissants que les États-Unis. Deuxième levier, suggéré lui aussi de longue date : agir politiquement contre les « opérations industrielles de distillation ». Dario Amodei y ajoute des tests de sûreté obligatoires pour tous les modèles « suffisamment capables », qu’ils soient ouverts ou fermés, et peu importe leur pays d’origine. Cela implique que Pékin collabore. Anthropic considère qu’une coopération limitée est possible sur le risque de conception d’armes biologiques, la Chine y ayant son intérêt.